Peut-On Croire Une Personne Ivre ? Les Vérités Cachées Derrière L’Alcool

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Vous avez peut-être remarqué que certaines personnes, après avoir bu quelques verres de trop, se mettent à parler plus que d’habitude.

Cependant, cela ne signifie pas que l’alcool agit comme un sérum de vérité ou que tout ce qui sort de la bouche d’une personne ivre est vrai.

Pourquoi les gens parlent-ils autant lorsqu’ils boivent ?

L’alcool provoque des réactions complexes dans le cerveau, réduisant les inhibitions et altérant le contrôle cognitif :

  • L’alcool affecte les récepteurs du GABA (acide gamma-aminobutyrique) dans le cerveau et le système nerveux central, affectant principalement le contrôle moteur, les inhibitions et le système de récompense ou de risque.
  • L’alcool surcharge la mémoire de travail, altère le jugement et affecte la capacité de rationalisation sociale, autrement dit, la capacité de savoir si quelque chose est socialement acceptable.

Le résultat est que, sous l’effet de l’alcool, certaines personnes partagent des informations personnelles ou des secrets qu’elles ne divulgueraient pas en temps normal. Elles peuvent aussi réagir impulsivement et dire ce qui leur passe par la tête sans vraiment réfléchir.

Les personnes ivres peuvent-elles mentir ?

Le fait que les inhibitions d’une personne ivre soient réduites et son jugement altéré ne signifie pas qu’elle dit toujours la vérité. L’alcool peut également pousser les gens à inventer des histoires, à réagir émotionnellement, ou à exprimer des émotions qu’ils ne ressentent pas réellement. C’est pourquoi le contexte est important pour déterminer si une personne ivre pense vraiment ce qu’elle dit.

Par exemple, des émotions sincères peuvent être authentiques, car une personne ivre manquera probablement de la capacité nécessaire pour être malhonnête. Cependant, la colère ou la négativité peuvent ne pas être fondées sur la réalité, car un cerveau intoxiqué peut utiliser n’importe quel moyen, y compris le mensonge, pour se défendre face à des attaques perçues. Les personnes ivres réagissent souvent de manière plus émotionnelle dans les situations sociales en raison de leur traitement émotionnel inhibé.

Pourquoi l’alcool en excès est-il dangereux ?

L’alcool contient plusieurs éléments toxiques qui peuvent provoquer une euphorie temporaire, mais qui sont nocifs pour le corps humain, surtout en cas de dépendance à l’alcool. Lorsqu’une personne tente d’arrêter ou de réduire sa consommation, elle peut ressentir des symptômes de sevrage alcoolique.

Les psychologues et les conseillers utilisent souvent la gravité du sevrage pour déterminer la sévérité de la dépendance. Les symptômes de sevrage peuvent être extrêmement pénibles et inconfortables, tels que :

  • Nausées
  • Vomissements
  • Maux de tête
  • Essoufflement
  • Vertiges
  • Tremblements
  • Insomnie
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Tension artérielle élevée

Dans les cas les plus graves, le sevrage alcoolique peut provoquer des crises, des hallucinations, et même la mort.

Qu’est-ce que la désintoxication alcoolique ?

La désintoxication consiste à prendre un traitement médicamenteux de courte durée (souvent du chlordiazépoxide) qui prévient les symptômes de sevrage lorsque l’on arrête de consommer de l’alcool.

Le chlordiazépoxide fait partie des benzodiazépines. D’autres médicaments possibles incluent le diazépam et les antipsychotiques (comme l’olanzapine et l’halopéridol). Cependant, les antipsychotiques ne doivent être utilisés qu’en complément des benzodiazépines, et non seuls, si les symptômes de sevrage sont graves.

Comment traite-t-on la dépendance à l’alcool ?

Peu importe le degré de dépendance, il existe différents programmes de traitement qui peuvent aider une personne à surmonter sa dépendance. Quelques options de traitement incluent :

  • Traitement en établissement : Offre un environnement sécurisé et supervisé où l’on peut résider pendant le traitement, avec des soins 24h/24 pendant 30 à 90 jours.
  • Traitement en ambulatoire : Permet de continuer la vie quotidienne tout en étant en convalescence. Il est adapté aux personnes dont la dépendance est moins grave et qui risquent moins de céder à la tentation de boire.
  • Thérapie médicamenteuse assistée : Aide à gérer les symptômes inconfortables du sevrage pour se concentrer sur d’autres aspects de la récupération.
  • Conseil individuel : Offre un soutien pour examiner les causes sous-jacentes de la dépendance et aide à les surmonter.
  • Groupes de soutien : Fournit un espace sécurisé pour discuter des objectifs et des défis du traitement avec d’autres personnes en rétablissement (par exemple, les Alcooliques Anonymes, aussi appelés AA ou Al-Anon).

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